Au printemps, les symptômes observés sont un ralentissement de la croissance, un raccourcissement des entre-nœuds et une crispation des feuilles. Sur les cépages très sensibles, un feutrage blanc peut apparaître : il s’agit des symptômes «drapeaux».
Les toutes premières manifestations de l’oïdium sont caractérisées par des taches huileuses (assez similaires à celles du mildiou), et un noircissement des nervures sur la face inférieure correspondant aux cellules nécrosées.
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Oïdium |
Mildiou |
Puis apparaît au niveau des taches un feutrage grisâtre et poussiéreux (filaments mycéliens et conidiophores) sur la face supérieure (et sur la face inférieure pour les cépages sensibles), et une crispation des bords du limbe.
Les grains sont d’abord recouverts d’une poussière grise d’aspect cendré. Sous ces fructifications, l’organe reste vert, puis les cellules meurent et les baies éclatent sous l’effet de la pression des cellules en développement.
Cet éclatement se traduit par l’apparition caractéristique des pépins et crée une porte béante pour le botrytis. Les grappes malades répandent une odeur forte de "moisissure". Après la véraison, la vigne est beaucoup moins sensible.
- avant aoûtement : présence de mycélium brun à noir
- après aoûtement, ces taches brunes deviennent rouges et en forme
d’étoile
- à l’automne, des boursouflures noires apparaissent sur les sarments atteints : les cleïstothèces
Le parasite hiverne sous forme
Les cléistothèces éclatent au printemps pour laisser sortir les ascospores assurant les contaminations primaires. Les ascospores, et les conidies issues du mycélium, colonisent les différents organes.
L'oïdium, contrairement au mildiou, est un parasite externe à la vigne. Le mycélium est donc à la surface des organes et doit émettre des suçoirs pour se fixer et se nourrir.
La propagation du parasite est assurée par les conidiophores portant des conidies disséminées par le vent. L’optimum pour le développement du champignon se situe entre 25°C et 30°C, et 40 % et 100 % d’humidité relative. La présence d’eau libre gène la germination et fait éclater les conidies. Le stade maximal de sensibilité des grappes est "fin floraison – début nouaison".