Le faciès "taches d’huile", souvent observé sur jeunes feuilles, est caractérisé par l’apparition de plages décolorées, jaunes, d’aspect huileux sur la face supérieure, puis formation sur la face inférieure d’un duvet blanc assez dense constitué de conidiophores et de conidies. Le tissu altéré brunit et se dessèche.
Le faciès «mosaïque» est plutôt observé en fin de saison sur les feuilles âgées. L’attaque se manifeste par de petites taches polyédriques de couleur jaune à brun-rouge nombreuses et limitées par les nervures.
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Symptômes sur grappes |
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Le mildiou se conserve sous forme d’oospores présents sur les feuilles attaquées à l’automne et tombées au sol. Ces œufs d’hiver sont produits par la reproduction sexuée.
Au printemps, après leur maturation, ces œufs germent dans l’eau à partir d’une température moyenne de 11°C, et libèrent des zoospores biflagellés qui peuvent se déplacer dans l’eau et provoquer les contaminations primaires. Après une incubation de 10 à 20 jours suivant les températures, apparaissent les conidiophores (fructifications contenant les conidies) sur la face inférieure des feuilles.
Les conidies assurent les contaminations secondaires ou repiquages en présence de pluies. La phase d’incubation (période entre contamination et apparition des symptômes) est directement liée à la température, et peut se limiter à 5 jours en été.
La lutte doit être préventive.
Pendant toute la croissance de la vigne, il faudra réaliser un certain nombre de traitements, en fonction de la vitesse de croissance des rameaux et des feuilles, de la fréquence des pluies, de la température, de la pression parasitaire.
Un raisonnement de la lutte est possible grâce au suivi de la maturation des œufs d’hiver, et au développement des outils d’aide à la décision. Des modèles tels que Potentiel Système permettent de définir la date optimale pour les traitements.